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À propos

Pourquoi ces carnets existent

Je m'appelle Deborah Martins. Je suis directrice artistique, j'ai grandi entre le français et le portugais, et je n'ai jamais trouvé le livre que je cherchais pour les enfants autour de moi.

Le problème que personne ne traitait

Transmettre une langue à un tout-petit tient à peu de chose : entendre le mot, le voir, le répéter. Pas de grammaire, pas d'écran, pas de leçon. Simplement des occasions, souvent, dans le quotidien.

Sauf qu'à trois ans, un enfant ne sait pas lire. Un imagier bilingue classique s'adresse donc en réalité à l'adulte — et il suppose que cet adulte sait prononcer. C'est là que tout se bloque. J'ai vu des parents refermer un livre parce qu'ils ne savaient pas dire un mot correctement et qu'ils n'avaient pas envie de l'apprendre de travers à leur enfant.

Ce que j'ai changé

Le coloriage règle la première moitié du problème. L'enfant passe plusieurs minutes sur une même image, et il la regarde vraiment. C'est le temps d'attention le plus long qu'on obtient à cet âge, et il est parfait pour associer une image et un son.

Le mot est écrit en grand, en bas de la page, avec son article, dans les deux langues. Il n'est pas là pour être lu : il est à colorier lui aussi, comme le reste du dessin. L'enfant repasse sur la forme des lettres bien avant de savoir les déchiffrer.

Et pour la seconde moitié du problème — le parent qui ne sait pas prononcer — chaque carnet contient un QR code. Il ouvre une page où les trente mots se disent, lentement, dans les deux langues. Rien à installer, aucun compte à créer, et c'est offert avec le carnet.

Page à colorier : un poussin dans un pré

Pourquoi une collection, et pas un livre

Trente mots, c'est peu, et c'est voulu. Un enfant de trois ans n'apprend pas cent mots dans un carnet : il en retient une poignée, à condition de les revoir. Mieux vaut donc dix carnets de trente mots qu'un seul de trois cents, dont les dernières pages ne seront jamais coloriées.

Chaque carnet porte sa propre couleur. Côte à côte, ils forment un arc-en-ciel sur l'étagère — et l'enfant voit immédiatement lequel il lui manque. Ce n'est pas une coquetterie de graphiste : c'est ce qui donne envie de continuer.

Ce que je ne fais pas

Pas d'application, pas d'abonnement, pas de compte. Un carnet de papier, des feutres, et un adulte qui prend dix minutes. Les enregistrements sont gratuits et le resteront — ils font partie du carnet, ils ne sont pas un produit d'appel.

Deborah Martins

Une question, une remarque ?

Écrivez-moi. Je lis tout, et les retours des parents changent réellement les carnets suivants — plusieurs mots de la collection viennent de suggestions reçues par mail.

contact@petitsmotscolores.com